Clément Renaud

Énergie solaire et solidaire

S Solar event affiche

Samedi dernier, j'ai participé à l’événement Rayon-S, une journée autour des cultures et approches de l’énergie solaire à l’Academie du Climat de Paris, co-organisée par les amis de Disnovation.org. J’y ai donné une conférence intitulée "biographie d’un panneau solaire" qui présentait l'histoire et les enjeux autour de l’industrie du photovoltaïque en Chine.

La salle était remplie de jeunes et de moins jeunes isssus de communautés autour de l'énergie citoyenne. Beaucoup d'initiatives et de coopératives installant des panneaux sur des toits d’écoles, partageant compteurs, revenus et frais d'installation. Plein de projets portés notamment par des étiudiants avec une vraie volonté de faire les choses autrement. Ça m’a rappelé l’époque des fablabs, avec le même enthousiasme, la même conviction que la technologie peut être appropriée collectivement.

Mais comme à l’époque des makers avec les composants électroniques, il m’a semblé retrouver le même angle mort « industriel ». L’industrie solaire mondiale (et chinoise surtout) tourne en surcapacité depuis les années 2000. Les usines chinoises produisent bien plus que ce que le marché mondial peut absorber aujourd'hui. En Chine, des méga-parcs sont construits faute d’autre chose à faire avec tous ces panneaux mais la question matérielle, notamment de la fin dev ie des panneaux et des filières de recyclage reste entière.

En discutant avec d'autres participants, j'ai compris que les réflexions sur le « Made in China » ont plus que jamais leur place et qu'elle manque souvent dans les tentatives de s'approprier des technologies issues d’une infrastructure globale pour des usages locaux.

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